Dans le détail#
Cette page se lit en travaillant, pas avant. Elle donne la référence dans l’ordre où une session la rencontre : les documents, les règles de lecture, le déroulé d’une session, qui écrit quoi, et ce que le contrôle vérifie — pour une session ouverte comme le décrit le mode d’emploi.
Quatre emplacements, quatre temps#
Le cadrage d’un atelier s’organise autour de quatre emplacements, et un élément vit dans exactement l’un d’eux. La dérive commence souvent quand un document prend discrètement le rôle d’un autre.
| Document | Ce qu’il contient | Rythme |
|---|---|---|
atlas.md |
Ce qui existe et fonctionne : architecture, inventaire, décisions structurantes | lent |
todo.md |
Ce qui est ouvert : le travail en cours et les prochains pas | constant |
memories/handoff.md |
Ce qui est volatil : en cours, bloqué, prévu ensuite | chaque session |
done/ |
Ce qui est terminé : le récit d’un chantier fermé, hors de l’atlas et du todo | à la fermeture |
À cela s’ajoute une forme, pas un temps : _planning/ accueille la forme longue des sujets dont le
raisonnement ne tient pas sur une ligne, à n’importe quel stade de leur vie. Chaque document y porte
son propre statut en en-tête.
La carte et les conditions de lecture#
La carte a un nom : organization.md. C’est le seul fichier qui se lit en entier, dans l’ordre et
sans condition.
Chaque condition y est déclarée deux fois, et c’est voulu. Une première fois dans la ligne d’index de la carte, pour décider sans ouvrir — un fichier ouvert est déjà payé. Une seconde fois dans l’en-tête du fichier lui-même, où la condition fait autorité. Les deux erreurs possibles ne se ressemblent pas : un fichier que rien ne déclare n’est lu par personne ; une ligne à laquelle aucun fichier ne répond promet ce qui n’existe pas.
Une session, du début à la fin#
Au démarrage#
L’agent lit la carte, puis n’ouvre que ce que sa condition déclenche : votre profil, l’atlas et le todo de l’atelier nommé, puis ce qui est volatil. Rien d’autre. Les conventions SQL attendront qu’il écrive du SQL ; le protocole de clôture attendra la clôture.
Pendant#
Le travail ordinaire. Ce qui change tient à deux réflexes imposés à l’agent :
- une décision qui vous appartient se marque, elle ne se devine pas. Un choix que le corpus ne
permet pas de trancher devient un item
❓dans le todo, et le travail continue autour ; - ce qui est découvert hors du périmètre se signale sans être poursuivi. Un défaut trouvé ailleurs vaut une phrase, pas un audit non demandé — sinon c’est le temps de votre demande qui part ailleurs.
Un extrait de todo, avec sa grammaire :
## [EXPORT] L'export comptable
> statut : actif
- ⬜ **Écrire le format CSV attendu par le cabinet**, colonnes et ordre compris
- ⚠ **Les montants sont en centimes dans toute la chaîne.** Un export en euros a déjà
produit un écart d'arrondi de 0,03 € sur un exercice
- ❓ **Séparateur décimal : point ou virgule.** Le cabinet accepte les deux ; le choix
décide du paramétrage de l'import et ne se devine pasLes quatre marques — ⬜ à faire, ⚠ garde-fou, ❓ décision ouverte, 💡 idée — existent pour
qu’un agent signale au lieu de trancher.
À la clôture#
Un protocole ordonné, que l’agent applique sans arbitrage : le todo ne garde que ce qui est ouvert,
ce qui a fermé part vers son récit dans done/ ou devient une ligne d’atlas, le handoff dit ce qui
est volatil, la séance nomme ce qu’elle rend faux avant d’écrire dans l’atlas, le contrôle passe,
les commits partent — un par dépôt touché — puis vient la liste de ce qui reste à pousser. La
session suivante redémarre donc sur de l’écrit.
Cette étape-là est la moins évidente, et c’est celle qui protège le plus. Avant d’ajouter une ligne à l’atlas ou au todo, dire lesquelles des lignes déjà présentes deviennent fausses, dépassées ou redondantes. « Aucune » est une réponse valable ; le silence n’en est pas une. Ajouter se fait sans rien confronter — c’est ainsi qu’un cadrage accumule des lignes justes une à une et contradictoires ensemble.
Chacun de ces gestes a sa règle. Quand un item quitte le todo, sa destination n’est pas laissée au jugement du moment ; de même pour un garde-fou une fois le chantier fermé.
Vous restez l’arbitre#
Et la conception le suppose. Décider ce qui est un garde-fou plutôt qu’une précaution passagère, ce qui est réellement terminé, quelle décision ne doit pas être devinée, ou qu’une remarque devienne une règle : cela vous revient. L’agent propose et rédige ; ce qui fait autorité reste votre décision.
Ce que le contrôle vérifie#
Le contrôle — le lint — passe à la clôture. Son rapport est ce que vous relisez : c’est lui qui garde la relecture bon marché — un rapport, pas chaque fichier. Il vérifie :
- le temps de lecture au démarrage, mesuré et rapporté, ce qui l’empêche de dériver sans que personne ne le voie ;
- la double déclaration des conditions, dans les deux sens : un fichier que rien ne déclare, une ligne d’index à laquelle aucun fichier ne répond ;
- les citations après une réorganisation : quand un fichier se scinde, aucune référence ne doit rester en chemin ;
- la sauvegarde : il vous prévient tant que rien n’est poussé hors de cette machine.
Sa limite est simple : il porte sur les documents, jamais sur votre travail lui-même. Il vérifie qu’ils sont cohérents entre eux ; il ne vérifie jamais que ce qu’ils affirment est encore vrai. Cette part-là ne se délègue pas.